Ainsi était Mouhammad Ibn 'Abdillah, le Messager d'Allah

Publié le par Ibn Qoudama

Ainsi était Mouhammad Ibn 'Abdillah, le Messager de Dieu



L'Imam Ibn Qoudama Al Maqdisi dit concernant le Prophète –Sal Allahou ‘aleyhi wa salam-:

"L’envoyé de Dieu était le plus magnanime des hommes et le plus affectueux.

Il réparait ses chaussures, raccommodait ses vêtements et aidait ses épouses dans le ménage.

Il avait plus de pudeur que la jeune fille derrière le voile de ses appartements.

Il répondait à l’invitation de l’esclave, rendait visite aux malades, marchait seul, prenait quelqu’un en croupe, acceptait les cadeaux en mangeait et en, récompensait mais il ne mangeait pas et n’acceptait pas l’aumône (zakat).

 Parfois, il –‘Aleyhi salatu wa salam- ne trouvait pas assez de dattes pour remplir son estomac. D'ailleurs, il –‘Aleyhi salatu wa salam- ne s’est jamais rassasiée de pain de mie trois jours de suite. Lorsqu’il–‘Aleyhi salatu wa salam-  était tenaillé par la faim, il serrait son ventre à l’aide de cailloux placés à l’intérieur de sa ceinture. Il –‘Aleyhi salatu wa salam- mangeait ce qui se présentait, il –‘Aleyhi salatu wa salam- n’a jamais critiqué un  repas. Il ne –‘Aleyhi salatu wa salam-  mangeait pas accoudé. Il –‘Aleyhi salatu wa salam-  mangeait de son coté (du plat). La viande était sa nourriture préférée, de la viande de chèvre ou de mouton, il –‘Aleyhi salatu wa salam-  aimait l’épaule, des légumes la calebasse, des acidités le vinaigre et des dattes celles qui sont en pâtes.

Il –‘Aleyhi salatu wa salam-  mettait ce qu’il trouvait parfois un manteau rayé, parfois un manteau en laine.

Il montait parfois un mulet parfois un âne et parfois il marchait pied nus. Il–‘Aleyhi salatu wa salam-  aimait les bonnes odeurs et détestait les mauvaises. Il honorait les gens de grand mérite et gagnait les cours des gens de noblesse. Il ne se montrait dur avec personne et acceptait les excuses présentées.

Il plaisantait en ne disant que la vérité, riait sans faire d’éclats et ne passait pas un moment sans oeuvrer pour Dieu- exalté soit Il -ou sans s’occuper de ce qui est indispensable. Jamais, il n’a maudit une femme ou un serviteur. Jamais, il n’a frappé avec sa main sauf si c’était dans un combat pour Dieu. Jamais il ne s est vengé pour lui-même sauf lorsqu’on violait les interdits de Dieu.

Chaque fois qu on lui donnait le choix entre deux choses il–‘Aleyhi salatu wa salam-  choisissait la plus facile sauf si elle impliquait un péché ou une rupture de lien de parenté car il–‘Aleyhi salatu wa salam-  était le plus éloigné de cela.

Anas –Radi Allahouanhu- disait "Je l’ai servit pendant 10 ans jamais il ne m a dit Ouf ou pour une chose que j ai faite ou pour une chose que je n’ai pas faite; si tu faisait ceci."


Il est décrit dans la Thora en ces termes Mohammed l’envoyé de Dieu est mon serviteur élu. Il–‘Aleyhi salatu wa salam-  n’est ni grossier, ni vulgaire, ni criard dans les souks. Son bon caractère consistait aussi à commencer à saluer le premier celui qui le croisait et à patienter avec celui qui s apprêtait à le quitter jusqu’à ce qu il s’en aille. Ainsi, jamais il n’a retiré sa main avant que celui qui le saluait le fasse. Il s’asseyait là où il trouvait de la place vacante et se mêlait, à ses compagnons comme s’il était l un d’eux. D’ailleurs si un étranger arrivait, il ne pouvait le reconnaître s’il n’interrogeait pas pour qu on le désigne. il gardait longuement le silence et lorsqu il parlait il le faisait doucement en insistant sur les mots et en les répétant pour qu on comprenne. Il –‘Aleyhi salatu wa salam-  pardonnait tout en ayant les moyens de sévir, et ne jetait à la face de personne ce qu il n’aimait pas. De tous les hommes il était le plus fidèle, le plus véridique et le plus noble à côtoyer. Celui qui le fréquentait assidûment l’aimait. Lorsque ses compagnons évoquaient les choses du bas monde il partageait leurs conversations. Il leur arrivait de raconter des histoires de l’époque antéislamique et riaient, et il souriait avec eux.


De tous les hommes il était le plus courageux. L’un de ses compagnons disait : Lorsque nous étions effrayé dans le combat nous nous protégions derrière l’Envoyé de Dieu –‘Aleyhi salatu wa salam- "

Il n était ni trop grand ni trop petit mais d une taille moyenne. Il avait le teint clair et pas mat. Ses cheveux étaient légèrement ondulés ni lisse ni crépus et ils lui descendaient jusqu aux lobes des oreilles. Il avait le front large, les sourcils fins et longs, le nez aquilin, les joues fermes, la barbe fournie, le cou élancé, la poitrine large, le ventre plat et les bras longs, la paume de sa main était plus lisse que la soie.


S’agissant de ses miracles celui qui a contemplé ses états et entendu parler de ses nouvelles relatant l éthique, ses actes, ses règles de bienséance, les merveilleuse de gestion des intérêts des créatures et la beauté de ses indications pour expliquer ce qui est manifesté de la loi religieuse dont les entendements et les éloquents n’arrivaient pas à saisir les commencements de leurs subtilités, même s’ils y passaient leur vie, celui qui constate tout cela n’aura aucun doute que ceci ne pouvait être le résultat d’une ruse ou d une machinerie et estimera qu’on ne puisse le concevoir s’il n’est pas puisé dans le soutient du ciel et la puissance divine car cela ne pouvait être le fait d’un trompeur et d un menteur."

Extrait de "Moukhtassar Minhadj Al Qassidin " (le titre donnait en français est "revivification de la spiritualité musulmane") de Ibn Qudama al Maqdisi

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